L’industriel nordiste Victor Vaissier aurait sans doute sombré dans l’oubli depuis belle lurette s’il s’était contenté de jouir en bon père de famille de la fortune qu’il avait acquise dans le lucratif commerce du savon.

Les restes du décor d’un excentrique oublié

Mais il se prétendit prince du Congo et se fit construire un palais orientalisant, qu’il baptisa baptisa palais du Congo, entre autres excentricités : cela lui valut d’ailleurs d’être en 2015 le sujet d’une exposition au musée de la Piscine à Roubaix, un honneur fort rare pour un industriel.

Les vestiges de la maison Vaissier

Le corps du château a été détruit depuis plusieurs décennies, mais deux pavillons annexes, celui du jardinier et celui du concierge, témoignent encore de la splendeur passée de la demeure de l’industriel roubaisien : il suffit de voir le style inimitable de ces deux maisons pour imaginer ce que pouvait être le château lui-même !

Des biens atypiques inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques

Ces deux pavillons érigés à la fin du XIXème siècle sont désormais inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, une inscription un peu moins protectrice et avantageuse que celle de Monument Historique au sens plein du terme mais qui reconnaît leur valeur architecturale et historique : ces maisons sont en mains privées, et les propriétaires (distincts) de ces deux maisons ont l’avantage incontestable de détenir un bien immobilier sans équivalent, une demeure de charme dont il n’existe guère d’autre exemple à Roubaix !